De nouvelles révélations viennent rappeler que les problématiques de discrimination persistent dans la scène compétitive européenne.
La scène League of Legends en EMEA est une nouvelle fois secouée par des accusations de discrimination. Cette semaine, la Française Ève « Colomblbl » Monvoisin a révélé sur X avoir appris qu’une équipe ERL ayant organisé des tryouts en décembre dernier avait refusé de la recruter « parce qu'[elle est] une femme ». Selon ses explications, cette décision ne viendrait pas directement du staff, mais d’un joueur refusant d’évoluer à ses côtés. Si certains membres de la communauté ont demandé à ce que les noms soient rendus publics, la joueuse a précisé que sa source souhaitait rester anonyme pour éviter d’éventuelles conséquences.
Dans la foulée, son ancienne coéquipière chez G2 Hel, Maya « Caltys » Henckel, a partagé un message reçu par le passé, confirmant que ces pratiques ne sont pas isolées. « Ils m’ont dit qu’ils ne voulaient pas d’une femme dans l’équipe parce que les autres joueurs pourraient être plus concentrés à flirter qu’à jouer », peut-on lire dans cet échange. Ces témoignages ont rapidement suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté, notamment en France, où plusieurs personnalités ont exprimé leur soutien aux joueuses. Malgré cela, peu d’organisations ont pris la parole, laissant planer le sentiment que ces comportements restent encore trop présents dans certaines sphères de l’écosystème compétitif.
on m'a autorisée à lâcher le full screen dcp pic.twitter.com/ZsbCYazWx7
— Colomblbl (@Colomblbl) March 24, 2026












