Premier scandale de l’Esports World Cup 2026. L’organisation péruvienne PlayTime a été exclue du tournoi Dota 2 après la suspension provisoire de deux de ses membres par l’Esports Integrity Commission (ESIC), dans le cadre d’une enquête portant sur de possibles violations des règles d’intégrité et de corruption.
Prévu mardi à 13 heures, le match entre PlayTime et Vici Gaming avait d’abord été reporté, l’Esports World Cup Foundation évoquant un « problème d’intégrité » nécessitant un examen approfondi. Quelques heures plus tard, l’ESIC a confirmé que le coach Juan « Vintage » Angulo et le midlaner Oswaldo « DarkMago » Herrera faisaient l’objet d’une suspension provisoire, les deux hommes étant visés par une enquête liée à des soupçons de match-fixing. En conséquence, PTime a été immédiatement retirée de la compétition et les deux intéressés ne pourront participer à aucun événement organisé par un membre de l’ESIC tant que l’enquête sera en cours.
L’ESIC précise toutefois qu’aucune culpabilité n’a été établie à ce stade. Les suspensions ont été prononcées à la suite d’une première analyse d’éléments laissant supposer une violation du code anticorruption et du code de conduite de l’organisation, sans que les faits reprochés ne soient détaillés.
Une enquête encore en cours, mais une scène déjà sous tension
De son côté, PT Sports Management, propriétaire de PTime, affirme n’avoir jamais été informé de ces accusations avant leur annonce officielle. La structure assure appliquer une politique de tolérance zéro envers toute atteinte à l’intégrité compétitive, indique coopérer pleinement avec les organisateurs de l’Esports World Cup et avoir ouvert sa propre enquête interne, tout en suspendant les personnes concernées.
L’affaire a rapidement fait réagir la scène Dota 2. Ancien joueur et entraîneur d’OG et Ninjas in Pyjamas, Misha a vivement condamné les faits présumés sur Telegram, comparant cette affaire au scandale ayant conduit au bannissement à vie de Taiga. Si ces déclarations reflètent l’émotion suscitée par l’affaire, elles restent des opinions personnelles : à ce jour, l’enquête de l’ESIC est toujours en cours et aucune décision définitive n’a encore été rendue.










