Avec l’annonce de nouveaux partenariats d’envergure cette semaine, la crypto se retrouve plus que jamais au cœur des débats dans l’esport.
L’annonce est loin d’être passée inaperçue. En pleine Major de Paris, Gentle Mates a officialisé un partenariat avec Bitstack, une plateforme spécialisée dans le bitcoin. Une arrivée qui intervient quelques jours seulement après l’annonce du retrait de la structure française de la scène Counter-Strike, faute de modèle économique viable. Si Bitstack n’est ni un opérateur de paris ni un casino en ligne, ce nouveau partenariat relance malgré tout le débat sur les sponsors liés aux secteurs jugés sensibles dans l’esport.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs supporters ont fait part de leur malaise. « Alors je kiffe M8 hein mais là… Tu quittes CS et annonces un partenariat avec une plateforme crypto ensuite. Certes, ce n’est pas pire que du gambling, mais ça reste quand même tout aussi dangereux », peut-on notamment lire sur X. Une réaction qui illustre une inquiétude grandissante autour de la place prise par les acteurs de la finance numérique dans un secteur où le public est particulièrement jeune.
Riot Games change également de cap
Le débat dépasse d’ailleurs largement le cas de Gentle Mates. À quelques jours du Mid-Season Invitational 2026, Riot Games a annoncé un partenariat mondial avec Kick, qui diffusera désormais les compétitions de League of Legends, VALORANT et Teamfight Tactics aux côtés de Twitch et YouTube. Un choix stratégique pour toucher une nouvelle audience, mais également controversé.
Car Kick est régulièrement associé à Stake, plateforme de paris et de casino en ligne dont les fondateurs sont à l’origine du service de streaming. Si Riot assure que les créateurs de contenu devront respecter les mêmes règles de modération que sur Twitch, nombreux sont ceux qui pointent une contradiction avec l’image que l’éditeur a longtemps défendue.
Une frontière de plus en plus floue
Depuis plusieurs années, l’esport cherche à diversifier ses revenus. Face à des coûts d’exploitation toujours plus élevés, les équipes comme les organisateurs multiplient les partenariats avec des secteurs autrefois écartés : paris sportifs, cryptomonnaies, plateformes de trading ou encore casinos en ligne. Pour beaucoup d’acteurs, ces sponsors sont devenus indispensables afin de maintenir des projets compétitifs.
Reste que cette évolution continue d’interroger. Entre nécessité économique et responsabilité vis-à-vis d’un public jeune, l’écosystème semble aujourd’hui marcher sur une ligne de crête. Les réactions suscitées par les annonces de Gentle Mates et de Riot Games montrent en tout cas que la question de l’éthique des partenariats est loin d’être refermée.
