Légende de Fnatic et de FaZe Clan, le Suédois voit son immense carrière enfin récompensée à 34 ans.
Olof « olofmeister » Kajbjer fait son entrée au Hall of Fame après une carrière qui a marqué l’histoire de Counter-Strike. Double vainqueur de Major, MVP d’un Major et élu Joueur de l’année en 2015, le Suédois s’est imposé comme la figure de proue de l’ère dorée de Fnatic avant de devenir une star mondiale sous les couleurs de FaZe Clan. « Pour moi, c’est le meilleur jeu de tous les temps », confie-t-il en évoquant ses débuts, guidés par la passion plus que par l’ambition compétitive. Longtemps hésitant à franchir le cap du professionnalisme, il finit par rejoindre LGB en 2013, une décision presque précipitée par une annonce publiée avant même son accord officiel : « J’avais besoin que quelqu’un me pousse. »
Son ascension s’accélère véritablement chez Fnatic, où il choisit finalement de signer malgré son attirance initiale pour Ninjas in Pyjamas. « C’était la meilleure décision de ma carrière », assure-t-il. Avec l’équipe suédoise, olofmeister remporte deux Majors en 2015 et s’impose comme le joueur le plus complet du circuit, capable d’exceller dans tous les registres. L’épisode controversé du « boost » à la DreamHack Winter 2014, qui a valu à Fnatic une vague de critiques, aurait pu tout arrêter : « J’étais très proche d’arrêter le jeu après ça ». Au lieu de cela, il transforme la haine en moteur et domine l’année 2015, expliquant avoir gagné en confiance en adoptant une nouvelle mentalité : « Je me suis dit : ‘F*** you guys, je vais le faire à ma façon’. »
Un dernier chapitre chez FaZe Clan
Freiné ensuite par une blessure persistante au poignet et des épreuves personnelles, olofmeister se réinvente chez FaZe, participant à plusieurs titres majeurs et à l’une des équipes les plus emblématiques de l’ère moderne. Marqué par la défaite cruelle en finale du Major de Boston 2018, qu’il n’a « toujours pas revue », il s’éloigne progressivement de la scène sans véritable adieu. Aujourd’hui, il regarde son parcours avec fierté et un brin de nostalgie : « Je regrette juste de ne pas en avoir profité davantage. Voyager à travers le monde pour jouer à Counter-Strike devant des milliers de fans… c’est quelque chose qu’on ne peut pas remplacer ». Une carrière hors norme, désormais gravée dans le Hall of Fame.












