Une enquête du média sud-coréen Sports Seoul jette une nouvelle lumière sur le fonctionnement interne de T1. Après les critiques suscitées par l’élimination précoce de l’équipe au MSI et sa quatrième place à l’Esports World Cup, le journal s’intéresse cette fois à la structure commerciale de l’organisation, évoquant le rôle d’une agence américaine liée au CEO Joe Marsh dans la gestion des contrats de sponsoring.
Selon plusieurs sources internes citées par Sports Seoul, la quasi-totalité des accords commerciaux de T1 transiterait par cette société, désignée sous le nom de « Company A ». L’agence percevrait une commission habituellement comprise entre 10 % et 15 %, même si le taux exact appliqué dans le cas de T1 n’a pas pu être confirmé. Des employés affirment également que certains partenariats négociés directement par les équipes internes étaient malgré tout comptabilisés comme des succès de cette agence. Une source évoque aussi des contrats conclus à des montants inférieurs à ceux obtenus par de grandes organisations européennes, obligeant T1 à multiplier les sponsors pour atteindre ses objectifs commerciaux.
L’enquête met également en avant les conséquences de cette stratégie sur les joueurs. En 2025, les cinq titulaires de l’équipe League of Legends auraient consacré 102 jours à des activités commerciales en plus de leurs compétitions. Entre événements promotionnels, séances de tournage, fan meetings et cérémonies de récompenses, leur calendrier aurait été particulièrement chargé, y compris après leur titre mondial remporté fin 2025.
Sports Seoul affirme par ailleurs que cette situation aurait provoqué un important malaise en interne, avec le départ de 75 % des employés de l’équipe en charge des partenariats. Ces révélations interviennent quelques mois après l’annonce des premiers bénéfices de l’histoire de T1, grâce à une forte progression de son chiffre d’affaires.
Une situation floue autour de Joe Marsh
Dans une mise à jour publiée le 27 juillet, Sports Seoul affirme également que la situation de Joe Marsh à la tête de T1 serait moins claire qu’il n’y paraît. Si un document réglementaire de SK Telecom mentionnait un mandat courant jusqu’en 2029, des sources internes du groupe SK assurent que la procédure de nomination du CEO n’aurait jamais été officiellement finalisée. Le média explique que les deux principaux actionnaires, SK Square et Comcast, ne seraient toujours pas parvenus à s’accorder sur cette nomination.
À ce stade, T1 n’a pas réagi publiquement à ces nouvelles allégations. L’ensemble des informations rapportées repose sur les affirmations et les sources citées par le média coréen, dont plusieurs éléments n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante.
