
Il y a quelque chose de fascinant avec les jeux d’enquête. Peut-être est-ce cette promesse de devenir, le temps de quelques heures, un esprit brillant capable de démêler l’impossible. Des figures comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou encore Miss Marple ont façonné notre imaginaire collectif.
Alors forcément, quand The Last Case of John Morley s’annonce comme une nouvelle aventure d’investigation dans une ambiance sombre et rétro, je tends l’oreille. Et manette en main sur PS5, j’ai découvert une expérience… particulière, mais sincèrement attachante à sa manière.
Une histoire qui donne envie d’aller jusqu’au bout
Dès les premières minutes, le jeu installe son ambiance. John Morley, détective privé fatigué, sort à peine de l’hôpital après une affaire qui a failli lui coûter la vie. Et à peine remis sur pied, une nouvelle mission lui tombe dessus.
Une affaire vieille de vingt ans.
Un meurtre non résolu.
Une mère prête à tout pour connaître la vérité.
Le point de départ est classique… mais terriblement efficace.
Et je dois être honnête : c’est clairement le point fort du jeu.
L’intrigue est prenante, bien rythmée, avec quelques rebondissements qui font mouche. On avance avec curiosité, parfois même avec une vraie envie de “dévorer” l’histoire jusqu’à son dénouement.
On ressent une vraie influence du polar des années 40, avec ce côté enquête sombre, presque désespérée. Et ça fonctionne.
Une ambiance réussie entre enquête et frisson
Le jeu flirte régulièrement avec le survival horror.
Et c’est une bonne surprise.
Les environnements — notamment ce manoir abandonné — dégagent une atmosphère pesante. Les couloirs sombres, les pièces désertes, les bruits inquiétants… tout est là pour installer une tension constante.
Il y a même quelques jump scares, certes un peu prévisibles, mais efficaces malgré tout.
On n’est jamais réellement en danger, mais le jeu réussit à maintenir une pression légère qui pousse à continuer.
Une expérience accessible et sans prise de tête
Côté gameplay, The Last Case of John Morley fait un choix clair : celui de la simplicité.
On explore, on observe, on interagit.
- examiner des objets
- récupérer des indices
- résoudre quelques énigmes
- discuter avec des personnages
Rien de révolutionnaire, mais l’ensemble reste cohérent.
Et surtout, c’est accessible.
Le jeu ne cherche jamais à piéger le joueur ou à le perdre dans des mécaniques complexes. Il se laisse suivre tranquillement, presque comme un film interactif.
C’est un parti pris assumé… qui pourra séduire les joueurs en quête d’une expérience narrative sans frustration.
Des énigmes simples mais efficaces
Les puzzles sont présents, et même s’ils restent assez classiques, ils apportent un petit rythme bienvenu à l’aventure.
On cherche des objets, on lit des notes, on mémorise des indices.
Cela demande un minimum d’attention sans jamais devenir bloquant.
Et dans un jeu aussi court, c’est finalement un bon équilibre.

Un jeu qui mise avant tout sur son récit
Soyons clairs : The Last Case of John Morley n’est pas un jeu d’enquête “pur”.
Ici, pas de tableau d’indices à assembler, pas de déductions complexes à faire.
C’est John Morley qui mène l’enquête.
Nous, on l’accompagne.
Et même si cela peut sembler un peu dirigiste, cela permet aussi de garder un rythme fluide et de ne jamais perdre le fil de l’histoire.
Une réalisation modeste… mais compréhensible
Il faut le reconnaître : le jeu n’est pas une vitrine technologique.
Les animations sont parfois rigides.
Les visages manquent d’expressivité.
La mise en scène reste simple.
Mais encore une fois, il faut remettre les choses en perspective.
On est face à une production modeste, qui mise davantage sur son ambiance et son histoire que sur sa technique.
Et dans cette optique, le jeu reste tout à fait regardable.
Quelques limites… qui n’empêchent pas d’apprécier l’ensemble
Oui, il y a des défauts.
- Une certaine rigidité dans les mécaniques
- Un aspect parfois très dirigiste
- Une réalisation technique inégale
- Des performances vocales qui manquent parfois de naturel
Mais rien de tout cela ne vient réellement casser l’expérience.
Parce que le jeu compense avec autre chose :
son atmosphère, son intrigue, et son côté accessible.
Une aventure courte mais agréable
Comptez quelques heures pour en voir le bout.
C’est court, oui.
Mais ce n’est pas forcément un défaut.
Le jeu se vit presque comme un épisode de série policière. Une enquête, un mystère, une conclusion.
Et dans ce format, il fonctionne plutôt bien.
Verdict
The Last Case of John Morley est un jeu imparfait, c’est indéniable.
Mais c’est aussi un jeu :
- sincère
- accessible
- porté par une intrigue réussie
- et doté d’une ambiance convaincante
Il ne révolutionne rien, mais il propose une petite aventure narrative agréable, idéale pour les amateurs d’enquêtes légères et d’ambiances sombres.
👉 Note finale : 6/10
Un jeu modeste mais attachant, qui mise tout sur son histoire… et qui, malgré ses limites, réussit à nous donner envie d’aller jusqu’au bout de l’enquête.















